ENGEL ENGELMusiqueIl était là allongé sur ce lit, les yeux clos.
Encore habillé de son large baggy, d'un t-shirt XXXL Blanc, d'un bandeau noir & ses dreads détachées faisaient comme une oréole autour de son visage sur l'oreiller. Bill le trouvait en cet instant, tellement beau. Beau à en crever.
Combien de fois ils s'étaient chamaillés à propos de leur style vestimentaire, à ce lancer des petites vannes par ci par là. Mais ils ne pensaient jamais ce qu'ils disaient, ils se respectaient trop pour ça. Il aimait le look de Tom & ne l'imaginait pas autrement. Oh non, il était très bien comme ça. Et il n'était pas le seul a le penser, beaucoup de filles aussi. Toutes tombaient à ses pieds. Tom le Don Juan de ces dames.
Bill assis sur un fauteuil à coté du lit regarde son frère d'un ½il protecteur. Non, on peut pas vraiment dire qu'il le regarde, il le contemple, l'admire. Cette beauté, sa moitié. Ses yeux fixèrent un point invisible devant lui, se remémorant quelques souvenirs. Des plus joyeux aux plus tristes. Il avait l'impression que le film de sa courte vie avec son jumeau défilait sous ses yeux à une vitesse folle. Revenant sur terre, ses yeux se dirigèrent vers les pieds de Tom. Puis commencèrent à remonter, s'arrêtant au passage sur ses mains rugueuse par l'utilisation intensive de la guitare. Mais le contact de celles ci sur votre peau vous donnaient la chair de poule, entre douceur & violence. Il continua son observation pour arriver finalement au visage. Un visage tellement pure. Il aurait pu rester des heures à en retracer les contours qu'il connaissait déjà par c½ur & pourtant identique au sien. Des yeux qui quand ils étaient ouvert, se composaient de deux billes couleurs chocolats, dans lesquels il c'était tant de fois noyé. Un nez le même aussi & pourtant il le trouvait tellement différent sur lui. Petit, avec des « plis » quand il le retroussait en pleine réflexion ou quand il faisait une grimace de dégoût. Une bouche d'où pouvait apparaître un sourire majestueux qui vous éclairait tel un rayon de soleil, & un rire enfantin, gonflé de malice. Qu'est ce qu'il aimait son rire. Une des plus belle merveilles à ces yeux après Lui. Et ces lèvres. Ces lèvres rosés & pulpeuses. Douces a souhait. Légèrement charnue par le froid en hiver. Avec un piercing à vous en donner des frisons.
Y avait -t-il déjà goûter ? Oh oui. Quand ils étaient petits, souvent ils se faisaient de petits smack. Pour eux c'était normal, il n'y avait rien de dégoûtant la dedans. Ils s'aimaient, comme des frères, mais ils s'aimaient & plus que tout. Même en grandissant ils ont continuer de temps à autre ses chastes baisers, pour se consoler, prouver son amour a l'autre, dire qu'ils seront toujours là quoi qu'il arrive. Bien sur ils faisaient ça en pure intimité sinon cela aurait choqué beaucoup de personnes. Mais à chacun de ses doux baisers il croyait s'envoler vers un monde meilleur.
Elles lui manque. Leur douceur, cette protection, cette amour.
Se levant délicatement du fauteuil sans faire de bruit, il se mit à coté du lit & s'assit près de la tête de son frère.
Il se penche vers cette ange qui a l'air si paisible en cet instant & lui fait un doux baiser sur le front pour descendre vers le nez pour un bisous esquimau & enfin arriver a ses lèvres. Il dépose les siennes délicatement comme si c'était du cristal. Chaste baiser qui dure. Mélangé au sel de ses larmes qui coulent sur ces joues depuis tout a l'heure. Il n'y avait pas fait attention à vrai dire. Il se retire à contre c½ur. Il aurait tellement aimé que cela dure une éternité. Sa main se dirige lentement vers ce visage, caressant d'un douceur infinie ces joues. Ce n'est seulement maintenant qu'il remarque la pâleur & la froideur du corps de son frère.
Pourtant cela va bientôt faire vingt minutes qu'il est mort.
Il lui prend la main, se penche vers son oreille & lui glisse dans un murmure à peine audible entrecoupé par ses pleures: Ich Liebe Dich Fûr Immer Honey.
Un dernier baiser sur la tempe & il se retourne.
Il s'en va. Faire quoi ? Seul lui le sais & encore ...
Va-t-il le rejoindre ? Peut être.
On le saura sans doute plus tard ...
_____________________________________________
Il ne devait pas avoir de suite à ce texte & pourtant ...
_____________________________________________
Musique ___ Parce que je me suis inspiré de cette chanson pour écrire la suite.Partir loin. Loin de ce qui c`est passé. Loin de ce qui à fait ma vie.
Pourtant je voudrais rester à tes cotés mais je me ferais du mal pour rien, même la mort à coté serait plus douce.
Je m`éloigne donc de toi. Je m`éloigne de ce bâtiment où tu te trouves, ce cette chambre blanche, de cette odeur qui y règne, de ton doux visage, de ma moitié. Ne m`en veut pas, comprend moi.
Mais avant même d`être sortis je suis obliger de m`arrêter, trop submergé par ses sentiments qui me montent à la gorge. Un haut le c½ur me prend & j`accours vers les toilettes qui ne se trouvent pas loin. La tête penché au dessus de la cuvette ma main retenant mes cheveux, je me vide. Cela fait deux jours que je n`est pas mangé ce qui me tord l`estomac un peu plus. Mon ventre ce contracte à chaque fois dans un rictus de douleur. Après avoir fini je me cale contre le mur reprenant mon souffle & ferme les yeux.
Même dans ces moment là je pense à toi. Tu aurais été là pour me tenir les cheveux & me caresser le dos de ta main afin de me calmer. Mais tu n'est plus là. Je me lève & vais me rincer le visage. Le reflet que la glace me renvoie est immonde. J`ai le teint pâle, des cernes sous les yeux & mes cheveux sont atroces. Mais à quoi bon prendre soin de moi, je n`en n`avais plus la force. Je préférais rester auprès de toi jusqu`au dernier moment. Dernier moment qui est arrivé bien trop vite. Bordel de vie ! Un coup de poing m`échappe & atterris sur le lavabo. Je ne ressens aucune douleur. Suis-je devenu insensible depuis que tu n`est plus là ? Je soupire & sors enfin des toilettes.
Je traverse ce long couloir que j`ai fait tant de fois. Il y a pas mal de personnes qui attendent. Un verdict, une fin, une guérison. Toutes ont le visage fatigué & ont peu lire dessus la peur. Celle de perdre une personne qui nous est chère.
Je me poste devant l`ascenseur le regard dans le vide. Je ne pense à rien, je fixe juste un point invisible & c`est le bruit de la cage d`ascenseur qui me rappelle à l`ordre. Je m`y engouffre & attend d`être arrivé en bas. J`attend que toutes les personnes s`en aille pour pouvoir sortir à mon tour. Je me dépêche de traverser le hall ne voulant pas rester une minute de plus.
Dehors le temps est au beau fixe. Quel ironie. J`aurais préféré qu`il pleuve des cordes & que le vent me fouette le visage mais non. Comme si ta mort n`avait rien déranger. Foutaise !
C`est à pied que je me dirige vers chez " nous ". Je n`est franchement pas envie de prendre le bus.
Durant le tout le trajet je n`est cesser de pleurer & de penser à toi. A chaque fois que je passais devant un magasin que tu aimais, mon c½ur se serrais un peu plus, près à exploser. Le pire a été de passer devant "Das Iglu" notre café préféré. Dès qu'on le pouvait on y allais & on passait nos soirées à dire conneries sur conneries, aller dans la salle de jeu savoir qui sera le meilleur au jeu de voitures, au palet. C`est là aussi que tu m`as tout dis. Sur ta maladie. Comment j`ai détesté ce jour, celui où pour moi tout était perdu à l`instant que tu m`as avoué avoir un cancer. Depuis deux ans on passés. Deux courtes années, entre traitements & séjours à l`hôpital.
J`arrive devant l`immeuble & prend les escalier pour monter à l`appartement. Arrivé au troisième je cherche mes clés & ouvre. Je les jette sur le meuble de l`entrée & m`assois sur le canapé.
Je réagis peut être bizarrement à sa mort mais c`est moi. J`ai l`impression d`être coupé de tout, que rien de tout cela n`est réel. Mais quand le soleil se couche & que je suis toujours seul sur ce canapé la réalité me rattrape. Il fait désormais noir dans l`appartement, comme dans mon c½ur & mon âme. Le froid envahit mon corps & j`éclate en sanglots. Je ne peux plus m`arrêter. Mes membres sont secoués par des tremblement convulsifs, l`air me manque j`ai l`impression d`étouffer. Puis plus rien.
Quand je me réveille, je suis par terre. Je me relève doucement & essaye d`analyser la situation. Tout me reviens & j`ai du m`évanouir pendant que je pleurais. Je me met debout & vais en direction de la chambre. Elle est rempli de ton odeur. Je claque la porte & saute sur le lit fourrant mon nez dans l`oreiller m`imprégnant de ton odeur. Mais cela aggrave les chose, c`est comme un poison qui s`imprègne en moi & qui coule lentement dans les veines. C`est bien trop dur. Je me met sur le dos en pleure encore une fois.
Où est l'épaule sur laquelle j'me reposais.
Toi seul arrivais à me faire tenir.
La présence chaude que mon corps aimait serrer.
Tu étais toute ma vie, il n`y avait que dans tes bras que je me sentais protégé de ce monde & de ces horreurs.
Où est passée la voix qui répondait à mes questions.
Dès que je n`allais pas bien, tu étais là & tu m`écoutais m`aidant du mieux que tu le pouvais.
L'autre moitié de moi sans qui j'perdais la raison.
Sans toi je ne suis vraiment plus rien. Je deviens fou. Rien n`y personne ne peut me contrôler.
Je n'suis plus sûr de c'qui nous est arrivé.
Tout allais parfaitement bien. Pas un nuage à l`horizon. C`est peut être pour ça ? C`était justement trop parfait.
J'y pense tous les jours j'ai même peur d'accepter.
Je n`est jamais vraiment accepté ta maladie. Toi qui était si fort & courageux. Tu ne montrais aucun signe de faiblesse même dans les pire moments. Je n`acceptais pas qu`un jour on puisse t`en lever à moi.
J'ai gardé le meilleur et enterré le reste.
Je n`ai en tête que de bons souvenirs, les autres je préfère les écartés, cela me ferrais beaucoup trop mal d`y repenser. Je me noie dans ces souvenirs.
Je ne sais combien de temps je suis resté là allongé sur ce lit, les larmes ne cessant de couler à flots. Mais à travers la fenêtre je vois le soleil qui se lève.
Quand le jour me réveille et qu'il m'offre encore ses plus beaux éclats.
Il ne fait que pleuvoir dans mon c½ur.
Le vide est le même tu n'es plus là.
Je suis une coquille vide. J`avais besoin de toi pour vivre.
Dans le monde de mes sommeils, je respire mais je sais que je n'vis pas.
Mon corps est encore là mais tout à l`intérieur de moi est mort.
Plus rien n'est pareil quand tu n'es plus là.
Tout est froid & sombre à la fois.
Je me lève tant bien que mal & vais dans la salle de bain. Mon état a empiré depuis hier, je suis plus qu`affreux mais peu importe maintenant. Je m`appuis contre le lavabo & essaye d`arrêter ces 'tin de larmes. Mais rien n`y fait. Ma peine est bien trop grande. J`ouvre la pharmacie & cherche quelques chose. Je balance tout à bout de nerfs. Je m`écroule mes genoux frappant le carrelage. Je n`en peux plus.
Un mal de crâne atroce me fait fermer les yeux. Je serre les dents par la colère.
Colère que tu sois partis & que moi je sois encore là. Je me lève brusquement, prend ma veste, ce dont j`ai besoin & sors de l`appartement en trombe. Je dévale les escalier à vive allure évitant par deux fois de me casser la figure & je cours bousculant les gens sur leur passage, ne faisant pas attention à leurs protestations. Peu de temps après je me retrouve dans le parc. Il n`y a personne. Tant mieux.
Je me dirige vers un banc pour m`y allonger. Le temps passe & s`assombris. Le soleil est partis se cacher & le vent c`est levé. J`entend des cris puis je m`aperçois que plus loin se trouve des enfants avec leur mères. Quel beau portrait. Un des portrait qui en ce moment même me donne la gerbe. Ils sont tous en train de rigoler, jouant à la balançoire ou au toboggan. Les mères discutent en elles, racontant les derniers potins du quartiers ou se plaignant de leur maris respectifs. A coté se trouve un couple d`amoureux, s`embrassant à s`en étouffer. Ah que c`est beau l`amour, n`est ce pas ?
Moi pendant que vous regardiez ce merveilleux paysage, je me suis rallonger sur le banc & me suis enfilé deux boites de cachetons. Je me sens doucement partir. Au même moment la pluie commence à tomber, obligeant tout ce petit monde à rentrer, sauf moi. L`eau s`écrase sur moi & le vent se fait plus fort.
Petit à petit mes membres se paralysent, mon souffle se fait plus court. Mon corps entier s`engourdie, les battements de mon c½ur faiblissent. A cet instant ton visage apparaît, plus merveilleux que jamais. Tu me souris & me tend la main. Je fais de même avec les dernières forces qu`il me reste.
Attend moi Grand frère, Je T`aime.
Suicide au parc. Un corps sans vie sur un banc. Un homme d`une vingtaine d`années. Il s`en est allé heureux vu le sourire qu`il pouvait afficher quand on l`a retrouvé._____________________________________________
Alors vos impressions ? =$
Perso j`ai bien aimé l`écrire j`y ai mis tout mon "coeur"
Com's ?
SERIALxTEDDY +